Grottes

La grotte de Lascaux II

La grotte de Lascaux ayant été fermée au grand public en raison de la multiplication des erreurs de conservation (saccage des sols et contamination de la grotte en 1957-1958 ; nouvelle contamination autour de 2000 et antibio-résistance). Un relevé stéréo-photogrammétrique de la totalité des zones ornées a été réalisé à la fin des années 1960 par l’Institut géographique national. La troisième dimension est recréée par un lecteur qui repasse sur les courbes de niveau, un ciseau de sculpteur (projet confié aux sculpteurs Bernard Augst et Pierre Weber) reproduisant ces mouvement.

La société propriétaire de Lascaux, fondée par la famille de La Rochefoucauld, se lança dans la réalisation d’une réplique d’une partie représentative de la grotte (Diverticule axial et Salle des Taureaux), avec une autorisation d’exploitation de 30 ans. Le projet trop coûteux fut en partie financé par la vente de l’original à l’État en 1972. Il fut suspendu en 1980 puis repris par le Conseil général de la Dordogne.

Une double coque en béton dont l’intérieur reproduit fidèlement la grotte originale fut réalisée à partir des relevés de l’IGN. Sur une armature métallique furent posées plusieurs couches de grillage à mailles suffisamment fines pour retenir le béton projeté. La paroi est reconstituée par un procédé de fibro-ciment (trois épaisseurs d’un béton spécial à base de chaux, sable et poudre de marbre). Les œuvres pariétales furent ensuite reproduites avec des pigments naturels par une équipe conduite par l’artiste peintre Monique Peytral.

Situé à 200 mètres de l’original, le fac-similé, nommé « Lascaux 2 », a ouvert ses portes le 18 juillet 1983. Quelques autres reproductions de peintures (frise des cerfs, bisons adossés et vache noire de la Nef, scène du Puits) sont exposées dans le parc du Thot, à quelques kilomètres de Montignac.

Il a été annoncé en août 2008 que, faute d’entretien depuis 1996, le site de Lascaux 2 devra fermer de trois à quatre mois par an, pendant six ou sept ans, afin de procéder à la restauration progressive des fresques et des parois encrassées par la poussière liée au passage des visiteurs (270 000 par an). Selon Monique Peytral, peintre à qui l’on doit ce fac-similé, le chantier de restauration entamé en novembre 2009 devrait s’achever en 2014.

En 2011, c’est le site touristique le plus fréquenté de Dordogne avec 250 000 visiteurs.